Roger Federer ne vient pas seulement d’achever la plus belle saison qu’un tennisman professionnel ait jamais connue. 92 victoires pour 5 défaites, ses 3 victoires en grand chelem agrémenté d’une finale de Roland Garros, ses 4 trophées en Masters Series, dignement accompagné de celui de la Masters Cup, ses 8300 points (record mondial), la certitude d’être le joueur à être resté le plus longtemps à la place de numéro un mondial en semaines consécutives, talonnant de près le record hommes-femmes confondus de Steffi Graf, une référence en la matière… Tous ces fabuleux records propres à faire tourner la tête ne sont pourtant rien, comparés à l’impression qu’il laisse derrière lui.
La perfection
Car de tous les champions que le tennis ait connu, aucun d’entre eux ne peut prétendre avoir maîtrisé tous les coups du tennis. Aucun, sauf Roger Federer. A Borg il manquait le service et la volée, à Mc Enroe, Edberg et Sampras le rythme et la puissance de fond de court, A Lendl, Courier et Agassi la volée et le toucher… Le Suisse est irréprochable. Ses coups sont à ce point impressionnants, que scrupuleusement analysés l’un après l’autre, ils atteignent presque toujours la perfection. Bientôt Roland ? Mais être talentueux ne suffit. Et s’il est un domaine dans lequel il domine tous les joueurs de sa génération, et de loin, c’est bien la qualité mentale : indestructible. Demandez à Roddick qui, après avoir obtenu en vain trois balles de match pour son ouverture du Masters, s’est effondré dans les deux rencontres qui ont suivis, l’Américain confessant qu’il avait eu bien du mal à digérer la défaites. Pour l’heure, seul Nadal est capable de rivaliser avec lui, et même de le dépasser sur terre battue. Mais pour combien de temps encore ? Car rien ne semble en mesure de contrarier les désirs de grand chelem de l’ogre Federer ; et on peut le croire quand il affirme que les trois finales perdues contre l’Espagnol cette année sur la surface ocre à Monté Carlo, Rome (après avoir obtenu deux balles de match) et Roland Garros lui ont donné confiance en ses capacités à dominer dans un avenir proche le Majorquin.
La légende vivante… de son sport
Mais là où Federer surpasse tout le monde, des illustres ancêtres aux jeunes loups à l’appétit féroce, c’est dans la classe. Chaque coup joué provoque un frisson dans le public. Pas une occasion ne lui échappe. Il est l’allégorie de l’élégance, et, plus fort même, il est apprécié et reconnu de tous. Car bon nombre de champions n’ont pas toujours ému les foules quand ils étaient au sommet de leur gloire tennistique : Borg était d’un froid frustrant, Mc Enroe et Connors méprisaient trop les autres joueurs pour attirer le respect, Lendl et Sampras étaient insipides, et Agassi dut attendre la deuxième partie de sa carrière pour être respecté à la hauteur de son génie. Federer offre au public un cadeau rare, un privilège unique : devenir la légende vivante d’un sport, qui apprécie ce moment au temps présent. Schumacher doit bien l’envier. Et il n’est pas le seul…

’heure d’évoquer les prémices d’un programme, plus d’un furent circonspects et dubitatifs, devant des déclarations sans saveur ni novation de celle qui se devait de représenter la renaissance de la Gauche. Pourtant le jeudi 1er juin, Ségolène a marqué un grand coup : en proposant des internats relais pour les adolescents incivils voire délinquants et en préconisant la mise sous tutelle provisoire des allocations familiales, la numéro un du PS dans les sondages français a voulu annoncer la couleur. Le mauvais procès a alors commencé. Les grands penseurs de la gauche crient au scandale, à la Sarkozysation, à la Lepenisation. Mais le pays serait-il à ce point malade et crétin, qu’il en serait forcément manichéen ? Pourquoi serait-on de droite ou de gauche ? Dans le bien ou le mal ? Sans nuance ! Au point de nier toute idée adverse, comme ces combats de coqs pathétiques à l'Assemblée ? A la vérité les grands éléphants de PS devraient y réfléchir à deux fois avant de s’exprimer dans le but de récupérer l’approbation de leur parti. Et aller dans les écoles, les collèges et les lycées pour comprendre que la situation est presque désespérée. Le laxisme inspiré par des pédagogues à la noix s’est imposé dangereusement dans l’éducation nationale, engluée par des syndicats dont le seul objectif est de préserver leur influence en prônant le statisme le plus complet quand la société évolue. Actuellement les élèves sèchent dès l’âge de 12 ans, insultent professeurs, CPE, principaux et autres personnels ATOS qui travaillent durement pour rendre les établissements agréables à vivre. Bon nombre de parents justifient corps et âmes des actes répréhensibles, y compris par la loi, au mépris du personnel, se laissant submerger par l’émotivité et la subjectivité du lien familial. Notre école et notre jeunesse sont malades car l’éducation dans les familles n’existe plus. Plus de repères, de cadres. Y remédier est-il alors l’apanage de la droite et de la droite extrême ? Mais quelle bêtise ! Autant les prises de positions parfois conservatrices de Royal au cours de sa carrière sont contestables, autant son nouveau projet sur la jeunesse est novateur et osé pour une femme de gauche. Une femme qui en a. Elle !
re 1995 et 2002 et seule l’abstention a gonflé son pourcentage face à une gauche qui elle a perdu bon nombre de ses électeurs – que du plan ultra sécuritaire préparé par le nouveau gouvernement. Tout simplement, parce qu’il y avait peu de chance qu’au deuxième tour, Le Pen augmente son score, malgré les rumeurs alarmistes qui circulaient (ceci dit cela ne justifie en rien l’attitude très controversée d’Arlette Laguiller car quoi qu’elle en dise, il s’agissait d’un vote républicain, et non d’un deuxième tour des présidentielles) alors que les législatives ont donné les pleins pouvoirs au nouveau gouvernement, et ce pour au moins cinq années, cinq longues années sans élections, c’est-à-dire sans offrir la possibilité aux électeurs de remettre en question le pouvoir en place, sans alimenter un débat démocratique, puisque l’UMP détient la majorité absolue à l’assemblée et au Sénat.